Le PIB suffit-il à garantir un développement humain élevé ? Analyse de l'Indice de développement humain de 187 pays entre 2000 et 2023, à partir de quatre sources institutionnelles réunies via Our World in Data. Comprendre l'indice, puis ce que le projet en a tiré.
L'IDH combine trois dimensions : vivre longtemps, s'instruire, avoir un niveau de vie décent. Chacune est ramenée entre 0 et 1. L'indice les combine de façon à pénaliser les points faibles : une dimension très faible tire tout l'indice vers le bas et la richesse ne peut pas compenser seule.
Formule de l'IDH du PNUD (méthode depuis 2010). Les profils proposés sont des exemples types, pas des pays réels.
Le revenu compte de moins en moins à mesure qu'il grandit. Doubler un revenu modeste fait gagner autant que doubler un revenu élevé : la richesse aide surtout en bas de l'échelle.
sur l'indice de revenu
exactement le même gain, pour 20 fois plus d'argent
Le projet a mesuré, dans les 24 pays au développement humain le plus faible, à quel point trois choses évoluent avec l'IDH : l'école, la santé et la richesse. Laquelle suit le plus l'IDH selon vous ? Faites votre pari.
Chaque barre indique à quel point la mesure monte et descend avec l'IDH : 0 signifie aucun lien et 1 un lien parfait.
Quatre sources officielles (PNUD, OMS, UNESCO, Banque mondiale) réunies dans un seul tableau : 187 pays sur 23 ans.
Les pays sont classés selon le niveau de développement défini par le PNUD. On vérifie ainsi si les mêmes facteurs comptent partout.
Pour chaque niveau on mesure à quel point l'IDH évolue avec l'école, la santé et la richesse.
Quatre pays restent en dessous de ce que leur richesse laissait attendre. Leur cas est étudié à part :
À lire avec prudence : ces mesures montrent que deux choses évoluent ensemble. Elles ne prouvent pas que l'une cause l'autre.
La richesse aide, mais ne suffit pas. Au-delà d'un seuil, c'est ce qu'une société choisit d'en faire qui compte.