Un conseiller en rénovation du Val-de-Marne reçoit un habitant sans diagnostic récent. Avec trois informations, puis un questionnaire, peut-on estimer la lettre énergie et repérer les passoires thermiques F et G ? Voici les résultats du projet, à manipuler.
DPE du Val-de-Marne établis de janvier à septembre 2026, une ligne par diagnostic. Le test est mis de côté une seule fois, équilibré par lettre, sans séparer les logements d'une même adresse.
Choisissez combien d'informations le conseiller obtient et la façon d'estimer la lettre. Les chiffres sont ceux du test final.
Écart moyen entre la lettre estimée et la vraie, en nombre de lettres. Plus il est bas, mieux c'est.
Le trait rouge montre l'écart d'un modèle qui répondrait toujours D (la lettre la plus fréquente) : 0,970 lettre en moyenne.
Sur 100 logements réellement classés F ou G
Sur 100 logements signalés F ou G par le modèle
À 14 informations, les deux modèles se trompent en moyenne d'autant de lettres. Mais ils ne commettent pas les mêmes erreurs.
Le modèle retenu estime la consommation et les émissions, puis applique le barème du DPE : une lettre pour chacune, et la plus mauvaise l'emporte. Bougez les curseurs.
Seuils standards du DPE (hors ajustement des petites surfaces). Le barème reconstitué dans le projet retrouve 99,94 % des lettres officielles.
Trois passoires sur quatre sont des appartements, et c'est là que le modèle les repère le moins bien. D'où un taux global de 36 % seulement.
La cause de l'écart n'est pas établie : c'est la première piste de travail.
Prenons 100 logements réellement classés F. Le modèle retenu en estime 58 en E : une erreur d'une seule lettre. Pour l'erreur moyenne c'est presque rien. Pour l'habitant c'est une rénovation prioritaire qui passe inaperçue.
C'est pourquoi le projet suit aussi la part de passoires retrouvées et pas seulement l'erreur moyenne.
Les informations viennent de diagnostiqueurs et non d'habitants. Dans la réalité les réponses seraient moins précises et les résultats pourraient être moins bons.
Le projet couvre le Val-de-Marne de janvier à septembre 2026 et des logements individuels de 9 à 500 m². Rien ne prouve que le modèle fonctionne ailleurs ou pour d'autres types de logements.
L'apport est mesuré avec 3 puis 14 puis 18 informations. On ne sait donc pas quelle question améliore le plus l'estimation.
Le modèle manque environ 2 passoires sur 3 et la moitié de ses alertes sont fausses. Il peut guider un conseiller mais ne remplace jamais un DPE officiel.
Les forêts aléatoires ont été retenues parmi plusieurs méthodes. Un modèle de boosting ou une régression logistique conçue pour repérer les F et G pourrait donner de meilleurs résultats. Ces pistes restent à comparer.